Vague #3

Je me regardais dans le miroir et je voyais une bombe.

La période dont je veux te parler n’est pas délimitée avec précision, elle n’est pas le résultat d’un seul événement, mais bien de plusieurs circonstances. C’est une zone de ma vie assez récente et donc encore sensible. (J’ai versé quelques larmes chaque fois que je me suis relue.) Je veux te partager mon expérience parce que je sais que plusieurs femmes vivent des situations similaires.

Jeune maman à la maison avec une petite poulette de 2 ans et demi et un petit bonhomme d’un 1 an, je me rappelle encore très bien ce matin-là. J’allais porter les enfants à la garderie et ma fille était heureuse, elle s’amusait et ne voulait pas venir dans la voiture. Elle voulait que je l’attrape. Moi, je ne m’amusais pas du tout et je n’avais aucune envie de lui courir après pour l’assoir dans la voiture. J’ai mis un terme à son petit jeu brusquement avec ma voix de maman fâchée et elle n’a rien compris.

Moi, j’ai saisi intérieurement à ce moment précis. Dans le garage, debout à côté de l’auto, mais quelle sorte de femme j’étais, même plus capable de tolérer la joie de mon enfant.

De retour à la maison, j’ai pris un rendez-vous chez le médecin. Lors de ce rendez-vous, j’ai pris la décision d’aller consulter un psychologue. J’ai été chanceuse, j’ai eu un premier rendez-vous rapidement et j’ai pu entreprendre un retour vers moi.

Je t’explique rapidement la séquence des événements qui ont fait en sorte que je me suis retrouvée aussi chargée émotivement et toujours prête à exploser.

Je suis une maman monoparentale de semaine, mon conjoint travaille à l’extérieur, il est donc présent les fins de semaine. Lorsque j’ai eu mon garçon, mon deuxième, ce n’était pas évident pour moi et une fatigue s’est installée.

De plus, ma belle-mère était en train de se battre avec un cancer des ovaires. Un combat qu’elle a livré comme une guerrière jusqu’à la fin.

J’ai donc accumulé une charge intense d’émotion dans une période où j’étais très fatigué.

Ce qui fait quand quelques mois cette charge émotive n’a fait qu’amplifier jusqu’au moment où j’ai pris conscience que je ressemblais à une bombe. Je n’aimais vraiment pas ce que je voyais dans le miroir, tu peux me croire.

Tu sais, certaines émotions reviennent en force quand une nouvelle arrive. Ce qui fait qu’à ce moment-là, je me suis laissé envahir par toutes mes émotions passées et présentes ainsi que par la fatigue.

Ce qui est merveilleux dans tout ça, c’est que c’était le début d’une nouvelle aventure pour moi. D’abord, je me suis inscrite à des cours de yoga, j’en fais encore aujourd’hui. C’était une excellente décision, la pleine conscience à transformer énormément ma vie.

Ensuite, la thérapie fut d’une grande aide. Et tranquillement, je me suis reconnecté avec mon essence, j’avançais doucement vers moi. Et un jour, j’ai compris que je n’étais pas sur la route de mes rêves.

En fait, je vivais sans objectifs, sans buts précis et c’est ce jour-là que je me suis reconnectée avec mon grand rêve, aider les gens avec la créativité.

Depuis ce jour, je chemine et j’avance sur ma propre route, connecter à mes rêves, à mes buts et à mes objectifs. Quand je regarde ce parcours d’entrepreneur, je suis rempli de gratitude. C’est incroyable ce que j’ai accompli dans les dernières années.

J’ai envie de te dire que je travaille encore sur moi au quotidien et je crois bien que c’est une route sans fin le travail sur soi. J’apprends encore à m’aimer, à découvrir mes forces intérieures, à grandir et à m’épanouir.

Quand je regarde cette période, de deuil je comprends aujourd’hui pourquoi les émotions m’ont envahi à ce point. Je ne me suis pas permis de vivre mon deuil. Je suis restée la femme forte pour supporter son homme qui venait de perdre sa mère. Je suis restée la maman solide pour soutenir sa fille qui venait de perdre sa grand-mère. Je ne me suis pas autorisée à être Audrey qui venait de perdre sa belle-mère.

J’ai vécu mon deuil par petite dose, en travaillant avec des gens qui vivent avec des cancers et j’ai compris bien des choses. Et l’automne dernier, je me suis offert 2 jours de création pour réaliser un carnet de deuil. Ce qui m’a permis de vraiment comprendre que je ne m’étais pas autorisée à vivre ce deuil.

Garder nos émotions prisonnières à l’intérieur de soi pour être le pilier, ne nous permet pas d’être solide longtemps, car cette charge émotive va chercher un chemin pour sortir. Pour moi, ce fut par des réactions explosives qui ne rendaient pas la vie plus facile.

Je crois profondément que lorsque l’on s’autorise à vivre nos propres émotions, que nous prenons le temps de les observer et de les accueillir, il est possible de les apaiser et de s’en libérer.

Tu prends conscience qu’il y a en toi des émotions que tu ne t’autorises pas à vivre et le faire seule te fait peur. Je peux t’accompagner dans ce processus.

Réserve un appel exploration, je veux t’aider!

 

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